
C'est l'une des questions qu'on me pose le plus : un vide-maison, combien ça rapporte ? La réponse honnête, c'est que cela varie énormément d'une maison à l'autre. Plutôt que d'avancer un chiffre moyen qui ne voudrait pas dire grand-chose, je préfère expliquer de quoi dépend le résultat, puis montrer, à travers trois situations types, comment ces facteurs jouent.
Cinq facteurs pèsent plus que tout le reste.
Le volume. Une maison familiale occupée pendant des décennies contient bien plus d'objets revendables qu'un studio meublé simplement. Plus il y a de choix, plus les visiteurs se déplacent, et plus ils repartent avec plusieurs objets.
Le type d'objets. Des meubles vintage, de l'outillage, de l'électroménager récent ou une belle vaisselle se vendent bien mieux que des meubles massifs datés ou des bibelots sans intérêt particulier.
La ville. Dans une grande agglomération, le nombre d'acheteurs potentiels est plus élevé. En zone rurale, les visiteurs sont parfois moins nombreux mais viennent souvent pour de vrais achats, notamment pour les meubles et l'outillage.
Les photos. Une annonce avec des photos lumineuses, nettes, une par objet important, attire beaucoup plus de contacts qu'une série de photos sombres prises à la volée.
Les prix. Des prix raisonnables font partir les objets vite, et les acheteurs satisfaits reviennent ou en parlent. Des prix trop élevés font fuir, et ce qui ne se vend pas ne rapporte rien.
Les trois situations ci-dessous sont des cas types, pas des ventes réelles : elles servent à montrer comment les facteurs précédents se combinent. Elles ne constituent pas une promesse de résultat.
Ce que ces cas montrent surtout, c'est que le résultat tient moins à la taille de la maison qu'à la façon dont la vente est préparée : un contenu varié, bien photographié, proposé à des prix raisonnables sur des dates claires.
Dans la plupart des vide-maisons, une petite partie des objets représente une grande partie du total. Ce sont souvent :
À l'inverse, les petits objets du quotidien se vendent souvent à quelques euros pièce ou en lot. Ils comptent peu dans le total, mais ils font vivre la vente et libèrent de la place.
Pour aller plus loin, l'article Quels objets se vendent le mieux dans un vide-maison détaille chaque catégorie.
Les mêmes erreurs reviennent souvent, et elles coûtent cher :
Un brocanteur ou un professionnel du rachat propose un prix global pour une partie du contenu. C'est rapide et simple, mais ce prix intègre ses frais, son temps et son risque. Il est donc, en général, sensiblement inférieur à ce que les mêmes objets rapporteraient vendus un par un à des particuliers.
L'écart dépend beaucoup du contenu, et je préfère ne pas avancer de pourcentage général. Le plus simple pour vous faire une idée : demandez une offre de rachat en lot, puis comparez-la à la somme des prix que vous auriez affichés dans un vide-maison.
Rien n'empêche de combiner : vendre d'abord en vide-maison ce qui intéresse les particuliers, puis proposer le reste à un professionnel.
Combien rapporte un vide-maison ? Cela dépend du volume, des objets, de la ville, des photos et des prix. On ne contrôle pas le premier facteur, mais on contrôle largement les trois derniers. Une annonce bien préparée, avec des prix raisonnables et des dates claires, fait souvent toute la différence.
Pour voir comment les autres vendeurs fixent leurs prix, vous pouvez parcourir les vide-maisons en cours.
Pour publier votre vente gratuitement : Créer mon vide-maison